Underground Forest : transformer les fondations de nos bâtiments en puits de carbone permanents
En savoir plusUnderground Forest : transformer les fondations de nos bâtiments en puits de carbone permanents
Underground Forest propose une solution simple et radicale pour décarboner le secteur de la construction. Le principe repose sur une substitution technique presque invisible pour l'habitant final : remplacer les pieux de fondation en béton — utilisés pour bâtir sur les sols mous (tourbe, argile) — par des pieux en bois d'épicéa. Une fois enfoncés sous la nappe phréatique, dans un environnement anoxique (sans oxygène), ces troncs de bois ne se décomposent plus : le carbone qu'ils contiennent reste piégé pour plus de 100 ans, voire des siècles. Le bâtiment repose alors littéralement sur une forêt souterraine figée dans le temps.
Le secteur de la construction représente à lui seul près de 37 à 40 % des émissions mondiales de CO₂, dont une part significative provient de la production de béton. Underground Forest s'attaque simultanément à deux enjeux majeurs :
Le principal obstacle est économique : à volume égal, le bois offre une capacité portante plus faible que le béton, ce qui oblige à enfoncer davantage de pieux pour un même bâtiment. Résultat : une fondation en bois revient aujourd'hui plus cher qu'une fondation en béton, ce qui explique que le béton reste le standard quasi universel. L'objectif du projet est de combler cet écart de prix grâce aux revenus générés par la vente de crédits carbone, afin de rendre le bois compétitif — puis de dupliquer cette méthodologie dans d'autres pays disposant de sols tourbeux comparables (Allemagne, Royaume-Uni, Finlande, Malaisie, Indonésie, Canada).
Ce qui distingue Underground Forest des autres solutions de capture carbone :
Le système de suivi, notification et vérification (MRV) repose sur des données simples, vérifiables et publiques :
L'additionnalité du projet repose sur un constat économique clair : le béton reste aujourd'hui le choix par défaut du secteur car, malgré un coût unitaire du bois plus faible, la capacité portante inférieure des pieux en bois impose d'en installer un plus grand nombre, rendant la fondation en bois globalement plus chère. Sans le financement carbone, cette solution resterait donc marginale malgré sa disponibilité technique depuis des siècles.
Au-delà de la séquestration carbone, le projet génère des co-bénéfices notables : soutien à une filière forestière certifiée durable (PEFC), réduction de la demande en béton et donc des émissions associées à son extraction et sa production, valorisation d'un savoir-faire traditionnel néerlandais, et création d'une méthodologie réplicable dans d'autres régions du monde confrontées aux mêmes contraintes de sols mous.
Underground Forest : transformer les fondations de nos bâtiments en puits de carbone permanents
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Underground Forest propose une solution simple et radicale pour décarboner le secteur de la construction. Le principe repose sur une substitution technique presque invisible pour l'habitant final : remplacer les pieux de fondation en béton — utilisés pour bâtir sur les sols mous (tourbe, argile) — par des pieux en bois d'épicéa. Une fois enfoncés sous la nappe phréatique, dans un environnement anoxique (sans oxygène), ces troncs de bois ne se décomposent plus : le carbone qu'ils contiennent reste piégé pour plus de 100 ans, voire des siècles. Le bâtiment repose alors littéralement sur une forêt souterraine figée dans le temps.
Le secteur de la construction représente à lui seul près de 37 à 40 % des émissions mondiales de CO₂, dont une part significative provient de la production de béton. Underground Forest s'attaque simultanément à deux enjeux majeurs :
Le principal obstacle est économique : à volume égal, le bois offre une capacité portante plus faible que le béton, ce qui oblige à enfoncer davantage de pieux pour un même bâtiment. Résultat : une fondation en bois revient aujourd'hui plus cher qu'une fondation en béton, ce qui explique que le béton reste le standard quasi universel. L'objectif du projet est de combler cet écart de prix grâce aux revenus générés par la vente de crédits carbone, afin de rendre le bois compétitif — puis de dupliquer cette méthodologie dans d'autres pays disposant de sols tourbeux comparables (Allemagne, Royaume-Uni, Finlande, Malaisie, Indonésie, Canada).
Ce qui distingue Underground Forest des autres solutions de capture carbone :
Le système de suivi, notification et vérification (MRV) repose sur des données simples, vérifiables et publiques :
L'additionnalité du projet repose sur un constat économique clair : le béton reste aujourd'hui le choix par défaut du secteur car, malgré un coût unitaire du bois plus faible, la capacité portante inférieure des pieux en bois impose d'en installer un plus grand nombre, rendant la fondation en bois globalement plus chère. Sans le financement carbone, cette solution resterait donc marginale malgré sa disponibilité technique depuis des siècles.
Au-delà de la séquestration carbone, le projet génère des co-bénéfices notables : soutien à une filière forestière certifiée durable (PEFC), réduction de la demande en béton et donc des émissions associées à son extraction et sa production, valorisation d'un savoir-faire traditionnel néerlandais, et création d'une méthodologie réplicable dans d'autres régions du monde confrontées aux mêmes contraintes de sols mous.